Mazen Haidar - lauréat du programme cité internationale des arts - 2017

Voir la fiche France
Zone Géographique :
Europe continentale, Union européenne
Programme :
Cité internationale des Arts
Discipline / Section :
Architecture / Urbanisme
Année :
2017

Biographie

Mazen Haidar est architecte du patrimoine et chercheur diplômé à l’Université de Rome « Sapienza ».

En tant que praticien, il a dirigé et participé à plusieurs projets de restauration au Liban comme les anciens locaux du quotidien francophone libanais L’Orient-Le Jour au centre-ville de Beyrouth ainsi que le musée de Beit Beyrouth. Après avoir enseigné à la American University of Beirut (AUB) et la Lebanese American University (LAU), il occupe depuis 2013 le poste de Directeur Adjoint de l’École d’Architecture de l’Académie Libanaise des Beaux-Arts (ALBA) - Université de Balamand. Ses articles en langues arabe, anglaise, française et italienne portent sur le patrimoine architectural et la notion de mémoire dans la restauration du bâti résidentiel. Parmi ses publications : Città e memoria, Beirut, Berlino, Sarajevo (Milan : Bruno Mondadori, 2006) ; Four Steps Down (Beyrouth : Dar Al Adab, 2016).

Projet de résidence

La ferronnerie ornementale dans l’architecture domestique du XXe siècle à Beyrouth : le modèle Parisien comme source de référence.

Ce projet de recherche vise à tracer l’évolution de l’usage de la ferronnerie décorative dans l’architecture domestique de la ville de Beyrouth entre 1920 et 1970, tout en se focalisant sur ses origines stylistiques et ses sources d’influence dans les arts décoratifs de la ville de Paris. Largement diffusées à travers des catalogues commerciaux spécialisés, les œuvres de ferronnerie architecturale modernes répandues en France deviennent une référence incontournable pour les architectes et les artisans dans plusieurs pays du bassin méditerranéen. Les modèles d’artistes-décorateurs et maîtres-ferronniers d’art exerçant à Paris entre les deux guerres (comme Raymond Subes, Gilbert Poillerat, Jean Desnos et d’autres) se retrouvent à la base de nombreux dessins de fenêtres, de mains courantes d’escaliers et surtout de balustrades métalliques dans l’architecture moderne de la capitale libanaise de la période mandataire et post mandataire. Adoptés, transformés et enrichis, certains dessins des balustrades de fer qui ceinturent des milliers de balcons à Beyrouth reflètent éloquemment cette inspiration. N’occupant qu’une place marginale dans l’histoire de l’architecture, la ferronnerie est remise au centre de cette recherche comme symbole des interactions et des transferts artistiques durant une grande partie du XXe siècle. Ce projet qui a débuté à Beyrouth avec un long travail sur le terrain – comprenant un inventaire systématique dans plus de quarante secteurs et le relevé géométrique de plus de 1500 motifs de balustrades – mène dans cette nouvelle phase une investigation sur les paradigmes esthétiques développés dans le bâti parisien et ayant joué un rôle déterminant dans la ferronnerie ornementale de l’architecture moderne au Liban. La recherche sera présentée sous forme d’un ouvrage à publier en 2018.

Adresse :

Résidence à la Cité internationale des Arts, Paris

Mis à jour le 10 Juillet 2017
Partager Retour